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Paramètres d'exposition

     le 15/08/2007

Photographie

Paramètres d'exposition

Les appareils photographiques modernes sont pourvus d'automatismes qui prennent
en compte les conditions de prise de vue, et souvent même les préférences de
l'utilisateur, permettant de réaliser des images techniquement correctes avec le
minimum d'intervention du photographe : « Visez et appuyez, nous ferons le reste
! ».

Toutefois, les professionnels et les amateurs exigeants peuvent souhaiter
obtenir certains résultats que l'automatisme intégral ne permet pas. D'autre
part, de nombreux appareils anciens sont encore utilisés, qui ne sont pas
pourvus des derniers perfectionnements techniques. C'est pourquoi il est
important de connaître les différents réglages nécessaires pour réussir une
photo.

Dans le texte qui suit, l'on s'efforcera de citer pour chaque type de réglage
les automatismes existants sur les appareils actuels, et les réglages manuels
possibles sur les différents types de boîtiers.

 

Viser et cadrer l'image 

L'appareil photographique étant chargé d’une pellicule de caractéristiques
connues (sensibilité pour tous les films, compensation chromatique pour la
couleur) pour faire une photo il convient tout d'abord de cadrer, c'est-à-dire
d'orienter l'appareil pour faire apparaître dans le viseur ce que nous
souhaitons photographier. Ceci peut sembler évident, mais les divers paramètres
à régler dépendent des caractéristiques du sujet photographié et de ses
conditions d'éclairement, c’est-à-dire de ce qui apparaît dans le viseur.
Évidemment aucun automatisme ne peut ici se substituer à l'opérateur.


La mise au point 

Il convient ensuite de régler la mise au point, ou « faire la netteté », c'est-
à-dire de positionner l'objectif par rapport au plan du film à la distance
correcte pour former sur celui-ci une image nette. En effet les distances entre
l'objet photographié, le centre optique (ou « point nodal ») de l'objectif et
l'image formée sont liées par une relation mathématique avec la distance focale
de l'objectif : 1 / d + 1 / d' = 1 / f, dans laquelle d = distance
sujet–objectif, d' = distance objectif–surface sensible, f = distance focale de
l'objectif.

Cette opération de mise au point est d'autant plus importante que le sujet est
plus proche, pour l'utilisation d'une focale dite "normale" (angle de champ pour
le format aux alentours de 45°), une erreur de 2 mètres à 20 mètres de distance
est sans importance, une erreur de 10 cm à 1 mètre est nettement plus sensible.
Par contre si l'optique utilisée est une longue focale, une erreur de mise au
point sera plus critique même à 20 mètres : la profondeur de champ (ou
intervalle de netteté) diminue avec l'allongement de la focale (et inversement).

Automatisme : l'autofocus effectue automatiquement ce réglage. Sur les appareils
les plus sophistiqués, le système est capable de détecter automatiquement la
zone du viseur vers laquelle se dirige l'œil du photographe pour mettre au point
sur l'objet regardé. Cet automatisme suppose une motorisation pour réaliser le
déplacement de l'objectif. Certains autofocus permettent d'utiliser n'importe
quel type d'objectif et émettent un signal sonore ou lumineux quand le réglage
effectué manuellement est correct. Réglage manuel : sur les appareils les plus
simples, estimer ou mesurer la distance séparant le sujet de l’appareil et
régler la bague de mise au point de l’objectif en conséquence. Sur les appareils
télémétriques, un dispositif optique à coïncidence aide à évaluer la distance du
sujet. Ce télémètre est en général couplé avec la bague de mise au point.

Sur les appareils reflex le viseur montre l'image vue par l'objectif, renvoyée
par un jeu de miroir mobile et de prisme vers un écran en verre dépoli. Le
photographe contrôle donc sur ce dépoli à la fois le cadrage de son image et la
netteté. Différents accessoires (stigmomètre, microprismes) peuvent aider à la
mise au point.

 

Régler diaphragme et vitesse

Maintenant il faut mesurer ou estimer la quantité de lumière réfléchie par le
sujet vers l’appareil : c'est le travail de la cellule (ou posemètre). Ceci afin
que la surface sensible reçoive la quantité de lumière nécessaire et suffisante
pour l'obtention d'une image correcte. Cette quantité de lumière peut être
contrôlée en intensité par le diaphragme, et en durée d'exposition par
l'obturateur.

Le photographe pourra donc choisir entre deux procédures en fonction du sujet
photographié, des conditions de la prise de vue et du résultat recherché : soit
sélectionner d’abord une vitesse d’exposition et régler ensuite l’ouverture du
diaphragme, soit choisir d'abord une ouverture et régler ensuite à la vitesse
convenable.

Automatismes : Mode programme : le posemètre ayant mesuré la quantité de
lumière, un programme va régler automatiquement diaphragme et vitesse sur les
valeurs optimales. Les appareils les plus évolués offrent un choix entre
plusieurs programmes (« action » pour privilégier une vitesse rapide, « paysage
» pour une plus grande profondeur de champ). Modes Automatique priorité
diaphragme (le plus courant) ou Automatique priorité vitesse : le photographe
ayant choisi, soit une ouverture de diaphragme, soit une vitesse, c'est
l'appareil qui va régler automatiquement le second paramètre.

Réglages manuels ou semi-automatiques : différentes possibilités s'offrent selon
le degré de perfectionnement des appareils. Réglage entièrement manuel :
l'opérateur ayant estimé la quantité de lumière (indice de lumination), soit
avec un posemètre à main, soit en calculant la puissance de ses sources de
lumière artificielle, soit de toute autre manière, doit régler le couple de
paramètres « diaphragme/vitesse » en agissant sur les bagues ou leviers de
réglage correspondants. Réglage dit semi-automatique à réglages croisés :
l'appareil comporte un posemètre. Le photographe sélectionne soit une vitesse,
soit une ouverture de diaphragme, puis il agit sur l'autre réglage en observant
une aiguille ou une diode visible dans le viseur, qui doit se trouver en
coïncidence avec un repère quand les réglages sont corrects. Il convient de
préciser ici comment sont calculées les ouvertures de diaphragme consécutives.
Ces valeurs suivent une progression géométrique de facteur v2, et sont
inversement proportionnelles au diamètre de l’ouverture ; donc pour chaque
augmentation de 1 valeur de diaphragme (par exemple si on passe de f/4 à f/5,6)
le diamètre de l’ouverture est divisé par v2 (soit 1,414) et sa surface (et donc
la quantité de lumière admise) est divisée par 2 (carré de v2). On ouvre le
diaphragme en choisissant un chiffre plus petit, on le ferme en choisissant un
chiffre plus grand. Chaque division revient donc à multiplier ou diviser par
DEUX la quantité de lumière admise. Dans le même temps les vitesses successives
suivent une progression géométrique de facteur 2 (simplifiée) : 1/250, 1/125,
1/60, 1/30, 1/15, 1/8, 1/4, 1/2, 1 seconde,... Donc chaque passage d'une vitesse
à la suivante revient à admettre deux fois plus d'énergie lumineuse sur le film
ou le capteur. On voit tout de suite que pour des conditions de lumination
données, on peut choisir entre plusieurs couples vitesse/ouverture.


Comment choisir en premier diaphragme OU vitesse 


Nous avons vu ci-dessus qu’il est possible de choisir en premier, soit la
vitesse, soit le diaphragme. Selon quels critères effectuer ce choix, et
pourquoi privilégier une vitesse lente ou une vitesse rapide, ou un diaphragme
plus ou moins ouvert ou fermé ? Différents facteurs vont nous guider.

Choix de la vitesse En premier lieu, on donne priorité au choix de la vitesse si
le sujet est en mouvement ou si la stabilité de l’appareil est incertaine
(appareil tenu à main levée, utilisation d'un téléobjectif). Une vitesse rapide
élimine les risques de bougé, une vitesse plus lente peut permettre des effets
spéciaux (fond filé).

Choix de l'ouverture On donnera priorité au choix de l'ouverture si le sujet est
immobile, et si l'on souhaite contrôler la zone de netteté ou profondeur de
champ. Enfin, il faut savoir qu’un objectif n’a pas la même qualité à toutes les
ouvertures. On préfère donc en l’absence de toute autre contrainte utiliser les
ouvertures moyennes, en fermant de 3 divisions environ par rapport à la pleine
ouverture : un objectif ouvrant à f/2 donnera les meilleurs résultats à f/5,6 ou
f/8.

La profondeur de champ Un élément important à considérer est la profondeur de
champ, c'est-à-dire la zone de l’espace qui apparaîtra nette sur l’image selon
les réglages de l’objectif. Pour simplifier, disons qu’un objectif réglé sur une
distance donnée produira une image nette des objets situés à une certaine
distance en avant et en arrière de celle affichée. Nous considérons qu’une image
est nette lorsque les plus petits détails sont suffisamment fins pour que notre
œil ne les distingue plus. La profondeur de champ diminue avec l’ouverture du
diaphragme. Donc, pour obtenir une profondeur de champ importante, il faut
choisir un diaphragme fermé (f/11 à f/22) ; ce sera le cas par exemple de la
plupart des photographies de paysage. Au contraire, si l’on désire une faible
profondeur de champ, par exemple pour mettre en valeur un sujet en premier plan
(net) sur un fond (flou), on utilisera une grande ouverture (f/2 à f/4). Avec un
appareil reflex, on vérifiera si possible l’effet obtenu dans le viseur (test de
profondeur de champ - ce dispositif très utile n'existe pas sur tous les
reflex).

Dans toutes les circonstances où l’on sera amené à choisir d’abord l’ouverture
du diaphragme, il y aura lieu de vérifier que le réglage choisi reste compatible
avec une vitesse d’obturation acceptable. Si l’appareil est tenu à la main, on
retiendra la règle suivante : V > focale, où V est le dénominateur de la vitesse
en fraction de seconde, et focale est exprimé en mm. Exemple : objectif de 200
mm, vitesse plus rapide que 1/200 de seconde.


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