Diaphragme Petit Lexique de la photographie

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Diaphragme

     le 15/08/2007

Photographie

Diaphragme

Le diaphragme est "un disque opaque percé d'une ouverture réglable, pour faire
entrer plus ou moins de lumière" d'après le dictionnaire. En photo il s'agit
d'un mécanisme dont l'intérêt principal est la gestion de la profondeur de
champ. Le mot "diaphragme" est aussi utilisé pour désigner le résultat de
l'action du mécanisme (la taille du trou). On parle aussi d'ouverture de
l'objectif.

Diaphragmer est l'action d'agir sur le diaphragme pour diminuer l'ouverture.
Ouvrir est l'action inverse.

 

Sur les appareils
les plus simples ou les plus anciens, le diaphragme est une simple lamelle
métallique (elle fut en bois sur les premiers appareils) percée d'un trou. Avoir
une lamelle percée de plusieurs trous et mobile permet déjà un réglage. Le
diaphragme, sur ces appareils, est souvent couplé avec l'obturateur dans un même
mécanisme.

Le plus souvent, il s'agit d'un assemblage de lamelles mobiles (6, 8, 10 suivant
la taille de l'objectif et son luxe), disposé entre les groupes de lentilles
avant et arrière.

Un mécanisme fait tourner les lamelles et permet donc de régler l'ouverture. La
graduation du diaphragme est particulière (voir ouverture). Plus le chiffre
indiqué (sur l'objectif, dans le viseur) est petit plus l'ouverture est grande.

Sur les obturateurs à rideau (dans le plan focal) la largeur de la lame
d'obturation fait aussi office de diaphragme puiqu'elle conditionne la quantité
de lumière insolant la pellicule ou la plaque sensible

Les appareils reflex
Avec un appareil reflex, la visée passe par l'objectif et donc par le
diaphragme. Si on diaphragme fortement pour augmenter la profondeur de champ,
l'image devient sombre et la visée difficile. Dès les tout premiers reflex (par
exemple l'Alsaflex) on avait donc prévu une “présélection”, pour laisser
l'objectif ouvert en grand jusqu'au déclenchement. Mais, du coup, il n'est plus
possible de juger “à l'œil” de la profondeur de champ. Les appareils experts
sont donc munis d'une commande (levier, bouton...) permettant de fermer
manuellement le diaphragme à sa valeur de prise de vue si nécessaire. La visée
s'assombrit alors, ce qui est normal et la netteté perçue dans le viseur donne
une idée de celle qui se retrouvera sur la photo. Qualités et défauts d'un
diaphragme

La forme de l'ouverture a peu d'influence sur la qualité du diaphragme, tout au
plus modifie-t-elle la forme de certains artéfacts dus aux réflexions.

Mais il faut se rappeler que le diaphragme est situé au milieu de l'objectif et
que s'il constitue une barrière pour les rayons lumineux qui viennent de
l'extérieur, il constitue aussi un réflecteur pour les rayons lumineux qui
viennent de la cible.

Cette cible, pellicule ou capteur, est toujours très brillante. Elle renvoie
donc une grande quantité de lumière qui revient sur le diaphragme, est réfléchie
par les lamelles et retourne vers la cible.


Il est donc de toute première importance que les lamelles
soient parfaitement noires et mates. Il est très facile sur les anciens
objectifs d'agir sur le levier de présélection du diaphragme et de voir que les
objectifs bon marché (Zénith ou Praktica, par exemple) ont des lamelles très
réfléchissantes, ce qui n'est pas le cas des objectifs de bonne qualité et
beaucoup plus coûteux.

On peut utiliser le testeur de profondeur de champ pour visualiser ce phénomène
sur les appareils modernes (en espérant que les deux côtés des lamelles ont le
même traitement).


À quoi sert-il ?

Le diaphragme est avant tout un dispositif de réglage de la profondeur de champ,
un élément essentiel de la mise au point.

Il a également la particularité d'arrêter une partie de la lumière quand on le
ferme. Il ne devrait jamais être nécessaire de l'utiliser pour régler le flux
lumineux qui pénètre dans l'appareil (note externe à l'auteur : dans le cas de
“pauses longues”, destinées à capter un mouvement (l'objectif reste ouvert plus
longtemps, et la pellicule ou capteur est donc impressionnée plus longtemps) il
est tout à fait judicieux de diaphragmer, afin que l'image ne soit pas
surexposée). Chaque fois que c'est possible il est préférable de jouer sur la
sensibilité du film (c'est facile avec les capteurs des appareils modernes, dont
la sensibilité est réglable au coup par coup), sur la vitesse d'obturation ou
d'intercaler un filtre gris neutre sur le trajet des rayons lumineux. C'est
d'ailleurs ce qui est prévu sur certains grands-angulaires.

Ces deux photos montrent clairement l'influence du diaphragme sur l'étendue de
la zone de netteté. La première a été prise avec une ouverture relative de 3,3,
la seconde avec une ouverture de 9,9 ; naturellement, la vitesse d'obturation a
été ajustée en conséquence, mais tous les autres paramètres sont restés
identiques.

Source issue de l'encyclopedie libre Wikipedia